Fiscalité
IFI : le gouvernement referme le débat sur l’impôt sur la fortune
Alors que le projet de loi de finances pour 2026 a été adopté sans vote via l’article 49-3, une certitude s’impose côté patrimoine : l’impôt sur la fortune immobilière reste strictement inchangé. Les pistes d’un impôt sur la « fortune improductive » ou d’une contribution élargie sur les hauts patrimoines disparaissent du texte final.
Un choix politique de stabilité fiscale
Dans un contexte parlementaire bloqué, l’exécutif a tranché. Aucun des amendements visant à transformer en profondeur la fiscalité du patrimoine n’a été retenu dans la version du projet de loi de finances pour 2026 sur laquelle le gouvernement a engagé sa responsabilité. Ni extension de l’IFI aux actifs financiers, ni création d’un nouvel impôt alternatif : le cadre existant est reconduit à l’identique.
Ce choix traduit une volonté manifeste d’éviter un débat explosif sur la taxation du capital, à un moment où aucune majorité ne se dégage à l’Assemblée nationale. Toucher à l’IFI aurait mécaniquement exposé le texte à un risque politique accru.
Un impôt désormais solidement installé
Mis en place en 2018, l’IFI s’est progressivement imposé comme un pilier de la fiscalité patrimoniale française. En conservant son périmètre centré sur l’immobilier non professionnel, le gouvernement confirme une ligne constante : taxer la détention immobilière jugée peu productive, sans remettre en cause la détention d’actifs financiers.
Pour les contribuables concernés, le message est limpide. Les règles applicables en 2026 seront identiques à celles de 2025 : même seuil d’assujettissement, même assiette, mêmes mécanismes d’exonération et de plafonnement.
Une stabilité en trompe-l’œil
Ce statu quo ne signifie pas pour autant que la fiscalité du patrimoine échappe à tout durcissement. D’autres dispositifs contenus dans le PLF 2026 viennent cibler indirectement certaines formes de détention patrimoniale, notamment via les sociétés holdings. Autrement dit, l’IFI ne bouge pas, mais l’environnement fiscal global, lui, se resserre.